L'altérité en (é)moi de Gina Pane à Mona Hatoum

Abstract

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Paru dans : Proteus n°11
Couverture

Que peuvent nous apprendre de la violence les pratiques artistiques extrêmes, où le corps - ce lieu où se jouent des rapports de pouvoir - est exposé au risque ? Comment peuvent-elles questionner, perturber, voire attaquer, les relations du moi à l'autre ? Ce texte propose, au prisme du genre, une étude des relations de la violence au recours au corps comme matériau jouant de et déjouant la frontière entre l'individuel et le collectif. De Gina Pane à Mona Hatoum en passant par Sigalit Landau et Jana Sterback, les situations de blessure, d'agression ou de torture, sont analysées. La violence ne pourrait-elle trouver son origine dans l'abolition même de cette frontière ?

Mots-clés : douleur — communication — blessure — autrui — féminin

 

What can extreme artistic practices teach us about violence, where the human body - a site of power struggle - is at risk ? How can they question, disturb or even attack the relationship between oneself and another ? The following text will show, using the prism of gender, a study of the relationship of the violence using the body as an element which navigates between the limits of the individual and the collective. The works of Gina Pane, Mona Hatoum, and also Sigalit Landau and Jana Sterback, will be analyzed to see situations of injury, hostility and torture. Could even the origins of violence be found in abandoning this limit ?

pain — communication — injury — others — feminine

Mylène BILOT
Directeur de publication : Bruno Trentini | Parution 2 fois par an | ISSN 2110-557X | © PROTEUS, 2016 | F